EDITORIAUX

VERS… LE «TROISIEME REICH »…SENEGALAIS ?

   

   Considérons un instant le long et pénible règne du régime BDS-UPS-PS, puis la douloureuse parenthèse monarcho-maffieuse de Wade & Co ! Nous sommes alors en droit de nous interroger sur la troisième étape du développement sociopolitique de notre pays.
Les fruits récoltés du faux Sopi libéral sont bien loin d’avoir tenu la promesse des jolies fleurs du printemps de mars 2000 ! L’option décisive, dont a fait montre le peuple sénégalais pour initier des démarches de rupture en vue résoudre les questions liées à la demande sociale, à l’approfondissement de la Démocratie et à l’indépendance de la Justice a été sabordée par une bande de gangsters libéraux avec l’aide de mercenaires pseudo-socialistes, sans oublier quelques larbins gauchisants.
Vers la fin des années 90, le parti démocratique sénégalais, malgré son affaiblissement imputable à son management erratique et trop dirigiste de même qu’à son idéologie inconsistante et versatile, n’en symbolisait pas moins pour de larges secteurs des couches populaires de notre pays, un espoir tangible de sortir notre pays de l’ornière. C’est ce noyau dur encadré par les partis de gauche, qui servira de locomotive au processus d’éviction du parti socialiste du pouvoir.
Mais les premiers actes posés par le pouvoir libéral, prendront la direction opposée à celle des indications du programme de la CA2000, prônant un rééquilibrage des  pouvoirs, une justice libre et la satisfaction de la demande sociale.
Pour mener à bien son entreprise démoniaque de remise en cause des objectifs politiques de l’Alternance de 2000, le nouveau locataire du Palais sut profiter d’une très longue période de grâce de la part d’un peuple euphorique, qui venait pour la première fois, de se choisir librement ses dirigeants. Comment passer sous silence la bienveillance excessive et naïve dont des dirigeants politiques expérimentés ont fait preuve à l’endroit d’un tyran en devenir, au point de voter, les yeux fermés, une Constitution liberticide ?
Grâce à ces pouvoirs exorbitants tirés de la nouvelle Loi Fondamentale de notre pays, aux tripatouillages du Code Electoral, à l’intimidation des citoyens par une police politique (gestapo ?) aux ordres et à une mécanique huilée de corruption  universelle, il lui sera facile de mettre en place un système totalitaire. L’opposition sénégalaise a pu vérifier par elle-même, en 2007, combien il était difficile, simplement par les dispositions formelles de la démocratie bourgeoise, de se débarrasser d’un régime qui a pris toutes les Institutions de la République en otage.
C’est ainsi que les patriotes de gauche et les militants de la citoyenneté responsable vont initier le Chantier dit des Assises Nationales, censé jeter les bases d’une refondation institutionnelle et même, d’une révolution citoyenne et populaire démocratique. Ce projet généreux ne pourra pas aboutir si sa réalisation ne dépend que de la classe politique actuelle, constituée d’hommes d’appareil, incapables de se placer au dessus des querelles bassement partisanes. Le regrettable épisode de la candidature unique est là pour en attester.
La façon dont les coalitions électorales sont en train de se constituer indique clairement que les combinaisons d’appareil sont largement privilégiées au détriment de l’engagement à la cause du peuple, qui se débat désespérément, pour desserrer l’étau de la demande sociale.
On ne peut cependant manquer de signaler que plusieurs candidats ou organisations de la société civile se réclament de la dynamique des Assises, même si seul le capitaine d’équipe du Bennoo Siggil Senegaal a cru bon de s’engager explicitement par le biais d’un pacte et d’un serment sans équivoque.
Il faut dès maintenant tenir un langage clair : Est-il concevable que les élections présidentielles prochaines puissent se tenir avec la participation d’Abdoulaye Wade, dont une troisième candidature est anticonstitutionnelle ? Nous disons non : il faudra refuser de participer à des joutes électorales, si la candidature du président sortant est validée par le Conseil de la Cupidité et du Non-Droit et poursuivre la lutte, avec les moyens appropriés.
Le cas échéant, le processus électoral aurait toutes les chances de se transformer en processus insurrectionnel, qui prendrait également en charge les questions liées à la demande sociale et à l’impunité !
Les gredins libéraux, qui semblent avoir pris Ndiombor en otage, veulent –ils suivre les traces du Parti national-socialiste allemand ou Parti nazi, qui s’étant emparé du pouvoir, s’était flanqué d’organisations paramilitaires puissantes (comme les calots bleus ou les nervis du PDS), pour s’imposer par la terreur et instaurer ainsi le régime du troisième Reich, le plus abominable, que l’Humanité ait jamais connu !
Dieu nous en préserve !

Fadel

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