SÉNÉGAL : TOLÉRANCE ZÉRO POUR LES DÉRIVES FASCISTES!

Ayant hérité d’un système politique, au sein duquel, la classe politique avait pu bâtir une démarche consensuelle ayant permis l’avènement de la première alternance démocratique au Sénégal,  le Monstre et sa clique ont méthodiquement déconstruit les fondamentaux institutionnels de notre Nation, en vue d’installer un régime autoritaire drapé des oripeaux d’une démocratie de façade.

LES FAL 2012 COMPLICES D’UNE DICTATURE RAMPANTE ?

La validation de la candidature illégale et illégitime du président sortant est venue confirmer la faillite politique de la nébuleuse maffieuse dénommée FAL 2012 agglutinée autour de la dynastie wadiste, qui a fini d’étouffer les résidus du défunt parti démocratique sénégalais.

La  mort glorieuse, dans des circonstances tragiques et hautement symboliques de Mamadou Diop, citoyen modèle devenu martyr sacré de la cause du M23, symbolise au mieux cette phase historique dans la lutte du peuple sénégalais vers la restauration des valeurs républicaines, dans le droit fil des conclusions des Assises Nationales visant la refondation institutionnelle.

C’est dire que la démarche de Wax Waxeet, du temps où il était opposant, de ne pas marcher sur des cadavres pour accéder au pouvoir, semble avoir cédé la place aux bonnes vieilles recettes des dictateurs en fin de règne, qui prônent la soumission servile du peuple à l’arbitraire des puissants, fût ce au prix de milliers de morts !

Le peuple sénégalais, qui veut encore laisser toutes ses chances à un règlement pacifique de la crise politique créée par l’entêtement de Ndiombor, endure, de manière stoïque la violence institutionnelle exercée sur lui, à travers l’instrumentalisation assumée du Conseil constitutionnel et des forces de défense et de sécurité.

LE M23 PRIS DE COURT ?

La décision arbitraire de validation de la candidature du président sortant – appuyée par les communiqués sibyllins des puissances occidentales et les adresses plus qu’équivoques de certaines personnalités religieuses- semble avoir pris de court le mouvement du M23, au sein duquel, certains acteurs ont un horizon politique très limité par un juridisme étroit, une frénésie électoraliste et un formalisme bourgeois en matière de lutte politique.

Nourrissant des ambitions présidentielles individuelles, ils refusent de s’engager dans des processus risquant de compromettre la tenue des élections du 26 février 2012.

Les hommes politiques de l’Opposition se trouvent donc tiraillés entre leur devoir patriotique d’en découdre avec l’autoritarisme du pouvoir wadiste et leur réflexe politicien de participer à des élections dans lesquelles, ils pensent encore avoir toutes leurs chances.

Est-ce cela qui explique la « drôle de campagne » à laquelle, nous assistons depuis une semaine ? Nous assistons à une « drôle de confrontation » sans chocs majeurs mais seulement quelques accrochages, même si tout indique que notre pays s’achemine  vers un contentieux électoral à l’ivoirienne, aussi prévisible qu’inéluctable.

VERS UN SCRUTIN TRONQUE ?

En effet, comment espérer un scrutin apaisé suivi de résultats acceptés par les franges les plus significatives de la classe politique, si d’ores et déjà, le pouvoir libéral et ses affidés s’opposent à tout le reste de la classe politique sur les critères d’éligibilité à la candidature présidentielle ?

Vu sous cet angle, il n’est pas du tout absurde de prôner le boycott d’une compétition électorale dans laquelle la partialité de l’arbitre constitutionnel et le parti pris du Ministre de l’Intérieur sont établis dés le départ.

C’est tout cela qui montre a postériori la pertinence de la démarche de Bennoo Siggil Senegaal prônant l’Unité et le Rassemblement. Car en réalité, il ne s’agit pas simplement de joutes électorales classiques, pour juger de la représentativité des diverses forces politiques en présence, mais bien d’un processus de restauration de la nature républicaine de l’Etat sénégalais mise à mal par toute une série de révisions « déconsolidantes » de la Constitution et plusieurs lois et décrets scélérats.

Pourquoi s’étonner alors, que des « génies en herbe » politiques, champions de la pluralité des candidatures au sein de l’Opposition, soient les premiers à abdiquer devant le coup d’Etat constitutionnel du Monstre ?

Dans le même ordre d’idées, n’est-il pas temps pour une certaine presse de se départir d’une prétendue objectivité, et d’une neutralité stérile, au moment où la maffia libérale commet un crime politique majeur, à savoir la mise en place d’un régime dictatorial reposant sur les forces les plus obscures de notre société ?

DÉFAITE INÉLUCTABLE POUR LE NON-CANDIDAT WADE !

Quand la survie de la Nation est menacée, il est du devoir de tout patriote de s’engager, comme le font des jeunes rappeurs d’Y’EN A MARRE, au moins pour le respect de la nature républicaine de l’Etat sénégalais et d’un minimum de normes démocratiques.

Les partis politiques n’ont pas plus de responsabilités que les autres forces sociales de notre pays pour s’opposer à l’arbitraire du système wadiste ! Cette lutte est l’affaire de tout Sénégalais pris individuellement !

Au cas où les élections présidentielles devaient se tenir à date échue, il doit aller de soi que le candidat Wade, disqualifié dès le départ, ne peut franchir la ligne d’arrivée !

Le seul résultat à même de ramener la paix civile dans notre pays reste une défaite du camp libéral au premier tour, à l’issue d’un scrutin paisible et transparent ! Toute autre issue plongerait notre pays sinon dans une guerre civile incontrôlée, tout au moins dans une crise politique majeure.

PHILIPPE TACKO WAR

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