LA CONFEDERATION POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME / CDS, DEUX ANS APRÈS !

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And-Jëj-PADS/Authentique (AJ/A)Conscience pour le Nouvel Ordre, Ligue Démocratique (CNNO), Parti de l’Indépendance et du Travail –Sénégal (PIT-Sénégal), Rassemblement des Travailleurs Africains-Sénégal / Péncoo Réew (RTA-S/Penco Réew), Taaru Senegaal Taaru Afrig / Mouvement pour le Socialisme Autogestionnaire TSTA/MSA), Union pour la Démocratie et le Fédéralisme/ Mbooloo Mi UDF/Mbooloo mi, Yoonu Askan Wi / Mouvement pour l’Autonomie Populaire (YAW), Observatoire Républicain pour la Démocratie et la Citoyenneté (ORDC),

 Il y a deux ans, jour pour jour, le 22 février 2015, naissait la Confédération pour le Socialisme et la Démocratie (CDS). Notre organisation célèbre donc aujourd’hui son deuxième anniversaire.

Elle saisit cette occasion pour rendre hommage à tous les combattants de la liberté, à tous les militants et militantes de gauche disparu(e)s, ici au Sénégal et ailleurs. Parmi eux et particulièrement, au camarade Charles GUEYE de l’ORDC, membre fondateur de la CDS, et au camarade Fidel CASTRO.

La CDS est aboutissement et point de départ. Aboutissement de nombreuses initiatives et tentatives d’unification de la gauche depuis au moins une quinzaine d’années, plus spécifiquement d’un processus d’unification de la gauche depuis quatre ans. Mais aussi point de départ d’une lutte davantage résolue contre la division et l’émiettement de la gauche par la construction d’une grande force d’alternative populaire.

Notre confédération est dans les faits un premier pas vers une unité plus poussée. Elle dépasse la simple unité d’action. Elle se veut une gauche attractive, porteuse d’un projet alternatif au libéralisme et au néolibéralisme et donc, en même temps, une force d’initiatives, audacieuse, déterminée dans la lutte pour la transformation et le changement de paradigme, la libération nationale et l’émancipation sociale en Afrique. La CDS ambitionne d’édifier dans notre pays et sur notre continent une gauche unie, forte et crédible.

Pour matérialiser son projet alternatif de transformation sociale au Sénégal et en Afrique, cette Gauche véritable, moderne, pluraliste et ouverte, entend œuvrer aux côtés des masses populaires, ouvrières et paysannes au premier chef, aux fins de conquérir démocratiquement le pouvoir et le faire exercer pleinement et entièrement par le Peuple souverain.

C’est pourquoi depuis sa création, la CDS s’est attelée à mettre en place ses structures :

  • La conférence des Leaders qui se réunit tous les quinze jours et qui s’est dotée de commissions de travail : une commission politique, une commission organisation, une commission communication, une commission relations extérieures
  • La coordination des plénipotentiaires chargée de préparer les réunions de la conférence des leaders et d’exécuter ses décisions
  • La conférence nationale des cadres
  • La conférence nationale des femmes
  • La conférence nationale des ainés

Certaines conférences départementales ou locales sont déjà opérationnelles à l’intérieur du pays comme du côté de la diaspora alors que d’autres sont en voie d’être installées.

Ce processus sera couronné prochainement par la mise en place effective de la Conférence Nationale Confédérale en tant qu’instance suprême de la CDS. Le plan d’actions élaboré en ce sens est en train d’être déroulé.

La CDS a également travaillé et continue de travailler à son élargissement en discutant avec d’autres partis et organisations car convaincue que la Gauche ne s’arrête pas au groupe initiateur de la Confédération actuelle. La CDS reste ouverte à toutes les forces de gauche qui partagent son Document d’Orientation ainsi que son mode de structuration et de fonctionnement.

Pour réaliser ses objectifs de parachèvement de notre indépendance nationale et d’édification d’une République laïque, démocratique, sociale et citoyenne, la CDS ira en alliance  avec tous ceux qui adhèrent  à sa plateforme minimale déclinée dans les points ci-après : confirmation de l’adhésion à la Charte de Gouvernance Démocratique ; bataille pour l’application des conclusions des Assises nationales ainsi que des recommandations de la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI) ; adoption par référendum de l’avant-projet de Constitution proposé par la CNRI.

La CDS n’a pas manqué de se prononcer sur les grandes questions nationales, africaines et internationales. Elle a notamment réaffirmé, dans ce cadre, sa position constante pour la lutte contre les biens mal acquis.

La CDS réaffirme son engagement constant pour la refondation de la République dans notre pays, en vue de réaliser la séparation et l’équilibre effectifs des pouvoirs, réduire les pouvoirs exorbitants concentrés entre les mains du Président de la république, renforcer les pouvoirs de l’Assemblée nationale, rendre davantage indépendante la Justice, promouvoir à tous les niveaux les droits et libertés des citoyens ainsi que la gouvernance démocratique et participative.

Dans le cadre du combat démocratique et patriotique pour la préservation des ressources et richesses du patrimoine national, notamment avec la découverte du gaz et du pétrole, la CDS appelle tous les acteurs, les membres de la Confédération en premier, à privilégier en toutes circonstances, l’intérêt supérieur de la Nation et du peuple, à promouvoir le patriotisme économique en s’adossant sur les Conclusions pertinentes des Assises nationales et les travaux de la CNRI, socle du programme minimal de la CDS.

La CDS, fidèle à son orientation continuera de lutter pour la défense des travailleurs et des populations en vue de la satisfaction de leurs revendications légitimes.

C’est ainsi que la CDS soutient la lutte du Collectif regroupant les ex-travailleurs de TRANSPLAST, BCEAO, SOTRAC, SDV-SENEGAL, SAPAL, SOTIBA, SOTEXKA, SODEFITEX, ICOTAF, SOCOSAC, AIR AFRIQUE, SIAS.

En effet, la plupart d’entre eux, victimes de licenciement abusif ou de fermeture de leurs sociétés aujourd’hui liquidées, ont dû, après des luttes multiformes, se tourner vers la justice pour rentrer dans leurs droits. Et, en dépit des lenteurs des procédures judiciaires, la quasi-totalité des cas présentés devant les cours et tribunaux a connu une décision favorable aux travailleurs. Pourtant jamais celle-ci n’a fait l’objet d’une application de la part des ex-employeurs ou des services de l’État. Or, il a fallu, pour beaucoup d’entre eux, attendre parfois plus de vingt ans pour voir aboutir leur combat devant les juridictions de notre pays. Ce qui a plongé leurs familles dans une situation particulièrement dramatique avec la dislocation des ménages, l’exclusion des enfants des écoles, l’impossibilité pour les malades de se soigner. Dans ce vécu insupportable, certains ex-travailleurs ont sombré dans la démence pendant que d’autres ont perdu la vie.

Après avoir longuement échangé sur cette question, la CDS a condamné fermement ce déni de justice et s’est engagée à élaborer et à mettre en œuvre une stratégie de prise en charge diversifiée de cette lutte pour contribuer au triomphe de la cause du Collectif.

Pour l’heure, la CDS exprime son indignation profonde devant le sort ainsi fait à des milliers de citoyens et à leurs familles et manifeste son soutien inconditionnel aux ex-travailleurs du Collectif dans le combat légitime qu’ils mènent pour recouvrer leurs droits bafoués, tout en les exhortant à renforcer leur unité.

Pour la CDS, il s’agit de dresser un large front de lutte avec les ex-travailleurs du Collectif en vue de créer un rapport de force capable de faire aboutir leurs revendications.

Dans cette perspective, la CDS lance à nouveau un appel à toutes les forces de Gauche, aux partis politiques, à la société civile, à tous les démocrates et à toutes les personnes éprises de paix et de justice, pour la mobilisation et le soutien à ces ex-travailleurs impunément spoliés de leurs droits.

La CDS soutient également la lutte des travailleurs de la SONATEL contre le projet de filialisation de leur entreprise par France Télécom à travers une mainmise sur plus de 40% du capital et une tentative de délocalisation du centre de transit international de la SONATEL en France, par l’usurpation de la licence de Orange Niger, et le blocage de la croissance externe de SONATEL en direction du Cap Vert et de la Mauritanie.

La CDS s’élève également contre le projet de démantèlement de SONATEL par un contrôle total de ses activités stratégiques, à travers une concurrence déloyale et avec le projet d’externalisation du réseau de la SONATEL. Un tel projet peut avoir de graves répercussions sur la souveraineté et la sécurité du Sénégal. Au surplus, la CDS s’interroge sur l’extension des G2 et G3 en G4 et le renouvellement du contrat de concession prématurément et sur son coût.

La CDS soutient par ailleurs la lutte des populations sénégalaises contre l’accaparement de leurs terres notamment à Ndjayel, à Mbane des populations de Ngor, Yoff, Ouakam et récemment de la commune de Diokoul (Kebemer).

Plus globalement, la CDS, attachée au patriotisme économique et à la défense des intérêts des populations africaines et sénégalaises, s’interroge sur la pertinence de la signature par le Sénégal des accords de partenariat économique avec l’Union européenne alors qu’il y a une controverse sur leur impact sur nos économies, sur nos recettes d’exportation et qu’aucune explication globale et systématique et convaincante n’a été donnée au peuple.

Elle s’interroge également sur le maintien du franc CFA et la zone franc alors qu’il n’est pas prouvé que ce maintien ait des effets bénéfiques sur nos économies et sur les populations africaines.

Face aux menaces terroristes, la CDS estime qu’aucun pays n’est à l’abri, notamment dans notre zone sahélo-saharienne, du fait notamment des interférences liées aux intérêts économiques, politiques et géostratégiques des puissances impérialistes, la France et les USA en particulier.  Plus que jamais donc, aux yeux de la CDS, sans verser dans une psychose exagérée, la vigilance individuelle et collective doit être de mise, et plus fondamentalement l’édification d’un Etat véritablement fort et souverain, dans une Afrique unie et solidaire.

Enfin, la CDS se félicite du dénouement de la crise politique en Gambie et du rôle joué par le Sénégal et apprécie positivement la position courageuse du Gouvernement en faveur de la lutte du peuple palestinien.

 

Dakar, le 22 février 2017

La Conférence des Leaders

 

 

 

 

 

 

 

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