INVITES

La voix de la voie de l’Islam (Hommage à un véritable homme de Dieu)


L
’Empereur déchu disait que l’argent rend fou. On peut lui donner raison en analysant la réaction d’un prêcheur d’une télévision locale coupable d’un blasphème qui n’aurait certainement pas laissé indifférent le regretté que l’on surnommait affectueusement le « Mollah ». Saisissons donc cette occasion pour rendre hommage à ce brillant et intransigeant défenseur de la foi, la voix qui ne ménageait pas sa peine pour baliser la voie de l’Islam !

Après la condamnation sans équivoque de la fameuse prière sur les murs de lamentations du “sinistre”, pardon du ministre des affaires étrangères du Gladiateur « en mission » SIC, son dernier combat le plus médiatisé, a été celui contre les affirmations de l’auteur de « Baka-Maka ». On pouvait être contre ses méthodes, sa hargne et sa détermination, mais force est de reconnaitre qu’il mettait son savoir, sa personne et ses biens pour défendre l’Islam contre les aventuriers de tous genres.

En comparant la femme du Gladiateur à la première épouse du prophète (PSL), en demandant à ses contemporains et à leurs épouses de suivre l’exemple du couple qui règne sur le royaume, ce prêcheur relègue au second plan le Prophète (PSL) en remettant en cause un des principaux enseignements de l’Islam qui fait de lui l’unique exemple à imiter. Des caricatures fictives et moins dégradantes avaient valu à des aventuriers occidentaux en mal de sensation, une riposte musclée de croyants qui s’étaient senti offensés. Le massacre quotidien des enfants palestiniens mis en sourdine, les otages de Boko Haram ignorés, le Gladiateur plus proche d’un acteur de second rôle interprétant Charlot dans un film de série B, avait préféré défiler aux cotés des auteurs et complices du blasphème pour scander : « Je suis Charlie ».

Comme pour se faire pardonner le Gladiateur s’était joint aux protestations lorsque l’allusion à une robe pour qualifier le port d’un vénéré homme par un journal, avait failli mettre le feu au royaume. Aujourd’hui, des citoyens sont en prison pour « offense au chef de l’Etat » ou à des « citoyens ordinaires » devenus saints pour des raisons plus que politiques. Pourquoi il ne se passe donc rien après cette scandaleuse déclaration ? Pourquoi aucune voix ne s’est levée, pour condamner à sa juste mesure cette offense ? C’est parce que la voix courageuse de l’Islam n’est plus parmi nous !

D’ailleurs, l’auteur de cette provocation n’aurait jamais osé s’aventurer aussi loin du vivant du Mollah. Son intransigeance sur ces questions était en effet un principe auquel il ne dérogeait jamais, et certainement un des facteurs de ses difficultés relationnelles et financières supposées ou réelles. Il n’était pas de ceux qui croient que l’argent n’a pas d’odeur et considérait ceux qui pensent que le pouvoir (économique, politique ou financier) n’a pas de prix, comme des mécréants qui s’écartent de la voie de l’Islam. Orateur infatigable, débatteur insatiable, il voulait être compris sans jamais chercher à plaire.

Lorsque l’Empereur déchu, ému par l’excès de zèle de ses partisans  qui avaient mis le feu à sa boite, lui proposa de le dédommager, il refusa de l’argent, dont il ignorait l’origine et exigea un chèque du trésor public. Ceux qui riaient sous cape à l’époque, comprennent aujourd’hui, tout le sens de son attitude. Remercier un éleveur qui vous donne du lait, accepter du poisson d’un pêcheur sans se poser des questions est une attitude naturelle.

Mais un quartier de viande d’une hyène est forcément suspect. La liberté d’accepter des ressources sans se soucier de leurs origines est une question de foi et de probité, étrangère à l’Islam et tout simplement contre la morale. Pablo Escobar était aussi un généreux donateur, ce qui n’a pas empêché la justice de le poursuivre, et peut être le Seigneur des Mondes, de lui demander des comptes. Le dictateur Franco ne soulageait-il pas les couples stériles d’ailleurs en leur offrant des enfants volés à ses opposants assassinés ou en prison ?

Si ce prêcheur du dimanche est le premier à s’engouffrer dans la brèche laissée par la chute de l’immense digue, il est à parier que d’autres aventuriers suivront ses pas en multipliant d’ignobles incongruités et pourquoi pas, nous inviter à nous prosterner devant d’autres Cheikhou Shariffu…encore pour quelques liasses aux origines douteuses.

 

 BANDIA, Décembre  2018

 

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