
MANIFESTE PATRIOTIQUE PANAFRICAIN ANTI-IMPÉRIALISTE INTERNATIONALISTE
La crise de surproduction et de sur-accumulation du système capitaliste impérialiste et le déclin en cours des États impérialistes – US/UE/G7/Israël – poussent ces derniers à la fascisation au plan interne et aux guerres d’agression de type colonial dans les zones qui tendent à sortir de leur giron dans le but de conserver le contrôle des matières premières stratégiques. Ces fauteurs de guerres conduisent l’humanité vers une troisième guerre mondiale sans un coup d’arrêt des forces de progrès.
L’hégémonie prédatrice séculaire de l’impérialisme Otano-Etasuno-Européen s’appuyant sur le totalitarisme de la pensée unique libérale, promeut dans les pays impérialistes occidentaux les forces de la droite fascisante, raciste et pro-riches mais se heurte à une résistance politique et sociale du mouvement ouvrier populaire et des forces de gauche fidèles aux idées de progrès et de luttes des classes. Ailleurs, elle est de plus en plus remise en cause par le souverainisme de pays qui résistent et se développent sur le plan économique, scientifique, technologique et culturel.
En Asie, en Amérique du sud et chez nous en Afrique, de plus en plus de peuples cherchent les moyens d’exercer leur souveraineté nationale pour s’extraire du diktat totalitaire des politiques libérales d’ajustement structurel du groupe de la Banque mondiale – BM / FMI et de l’oppression impérialiste.
En Asie, l’extraordinaire et douloureuse résistance du peuple martyr de Palestine au génocide et à l’épuration ethnico-religieuse du fascisme colonialiste des sionistes israéliens, et le développement économique de la Chine et d’autres pays émergents comme l’Inde, le Vietnam, la Russie, en un mot les BRICS accélèrent la prise de conscience planétaire de la décadence morale parasitaire et de la perte de puissance économique de l’occident impérialiste.
En Amérique du sud, s’opèrent des résistances anti-libérales et anti-impérialistes de gauche qui font face à la droite conservatrice compradore fasciste actrice d’une violence sociale accrue qui engendre des expériences de communes autogérées, notamment par les populations indigènes.
En Afrique, notamment dans les pays qui forment l’AES – Mali, Burkina, Niger – et dans notre pays, le Sénégal, les avancées souverainistes contre le néocolonialisme sont les réponses que donnent de plus en plus les peuples dominés à la guerre Otanienne par terroristes interposés et à l’aggravation de la crise multidimensionnelle de l’impérialisme stade suprême du capitalisme. Le racisme négrophobe d’État, notamment en Mauritanie, est à dénoncer dans la perspective d’un panafricanisme solidaire du nord au sud et de l’est à l’ouest de notre continent.
La marche pour sortir du monde unipolaire dominé par la coalition occidentale OTAN/USA/UE/G7/Israël est enclenchée en direction d’un monde multipolaire que nous voulons, fondé sur le principe énoncé par les BRICS dans leur devise, « les peuples sont libres et égaux en droit et en dignité ».Hier, dans notre continent, les luttes de libération nationale et panafricaine ont été globalement vaincues par le passage forcé de la majorité de nos pays d’Afrique du colonialisme au néo-colonialisme. Les partis, les leaders indépendantistes révolutionnaires d’alors et ceux de la gauche révolutionnaire opposée au néocolonialisme, notamment sa frange communiste, ont légué aux générations suivantes des théories et une praxis qu’elles devront s’approprier parce qu’apprendre scientifiquement du passé est nécessaire au présent pour préparer et forger l’avenir : « sans théorie révolutionnaire, pas de mouvement révolutionnaire ».
Les enjeux et défis posés et à résoudre par cette seconde phase de la lutte pour la libération africaine, exigent un fort éveil des consciences de l’opinion citoyenne en général et des classes laborieuses en particulier. La même volonté libératrice des peuples qui s’expriment en Afrique, dans l’AES, et ailleurs, est active dans notre pays. La lutte radicale du peuple sénégalais contre la continuité néocoloniale régressive et spoliatrice a abouti à la victoire souverainiste du 24 mars 2024! L’avènement de Pastef au pouvoir est un coup d’arrêt à l’arrimage dépendant de notre pays à l’impérialisme français.
Les objectifs de l’actuelle reprise de la marche des peuples d’Afrique, notamment de notre pays vers la souveraineté nationale et l’union libre des peuples libérés d’Afrique sont exprimés dans ces mots clefs :
– souveraineté populaire – panafricanisme populaire – anti-impérialisme populaire – internationalisme populaire.
Il nous faut débattre pour un partage sur ces catégories au vu de la diversité des trajectoires des organisations et partis et plateformes. Les dimensions idéologique et culturelle doivent être au cœur des débats et de nos activités pour la réappropriation par nos classes laborieuses et nos peuples de nos cultures, trajectoires, histoires et de l’idéologie révolutionnaire.
Bâtir un mouvement souverain, populaire, panafricain, anti-impérialiste, internationaliste pour construire le Sénégal et l’Afrique dans un monde juste débarrassé de l’exploitation capitaliste et de l’oppression impérialiste est notre combat.
SAMP AFRIG rassemble les organisations, mouvements, associations qui font de cette perspective la base de leur unité d’action pour que vive un Sénégal souverain libre, indépendant dans une Afrique souveraine libre et unie.
28 Juin 2025
Signataires : FRAPP, LDD, LPU, Dooleel PIT-S, FLAM, Leerelante, Ferñent
