NOUS NE DEVONS PAS RATER LA SEQUENCE OUVERTE PAR LE 24 MARS 2024

DÉCLARATION COMMUNE SUR LA SITUATION NATIONALE

De 2021 à 2024, le peuple du Sénégal, dans sa diversité, tous âges confondus, est monté comme jamais, sur la scène de l’histoire, pour en finir avec le néo-colonialisme, suite à l’avènement du camp patriotique.

Le caractère inédit de ces luttes tient à leur durée, à la présence massive des jeunes et femmes, à la créativité dans les formes d’action et d’expression, au fait que ces luttes n’ont pas été éphémères, comme lors des printemps arabes, du mouvement Gen Z.

Elles s’organisaient d’elles- mêmes quoique la figure de Sonko et l’action de PASTEF étaient en arrière-plan.

La victoire du 24 Mars est, en bonne partie celle de la jeunesse qui n’est ni aveugle, ni ignorante. Cette jeunesse dit vouloir, avec une bonne part des Sénégalais, tourner la page de la dépendance, faire justice à ses martyrs, recouvrer les biens communs volés, punir les délinquants prédateurs, en finir, à tout jamais, avec l’arrogance et la bureaucratisation des élites politiques, améliorer notablement le sort du peuple, etc.

Cette victoire n’est pas tombée ex-nihilo. Elle est aussi le fruit des luttes de militants de la gauche patriotique et révolutionnaire, allant des combats pour l’indépendance immédiate et totale, au déverrouillage de la démocratie confisquée, à la conscience qu’une alternance était possible sous Senghor et Abdou Diouf, puis à la contestation des alternances dévoyées sous Wade et Macky.

Et depuis, des personnalités et organisations portent ce combat pour la Révolution.

Alors, quelles significations pour les signataires de cet appel ?

On note une ligne de fracture entre deux volontés politiques et programmatiques différentes :

  • Celle d’une volonté de poursuivre l’exécution du Projet pour une bonne frange de militants de PASTEF, de faire de ce processus une étape vers la révolution véritable du côté des militants de gauche organisés ou non.
  • Celle d’un retour au statu quo ante.

Le néocolonialisme s’appuie sur un maillon faible pour rebondir.

Le 24 mars a ouvert une ère de réalisations de la volonté du peuple : justice, reddition des comptes, baisse du coût de la vie, emplois pour les jeunes, souveraineté, etc.

Nous, organisations signataires et personnalité, entendons lutter durant cette séquence avec toutes les forces qui sont déterminées par la fidélité au 24 mars et aux volontés exprimées, que ces forces se nomment Pastef, Sonko ou autres.

En plus, nous ne perdons nullement de vue que les forces contre-révolutionnaires hostiles à cette victoire sont actives et travaillent à torpiller l’expérience initiée par le camp patriotique.

C’est précisément pour cette raison que la direction du PASTEF doit faire preuve d’anticipation et user de son hégémonie électorale actuelle et/ou de sa majorité parlementaire qualifiée, pour aller résolument vers l’éradication de l’hyper-présidentialisme obsolète et vers la réalisation de profondes réformes institutionnelles dans l’optique d’instauration d’une nouvelle République.

Elle devra être caractérisée par le respect scrupuleux des droits et libertés de tous les citoyens, la séparation et l’équilibre des institutions ainsi que par le parachèvement de nos souverainetés pour anéantir les ressorts politiques qui sous-tendent le système néocolonial.

Sur le plan de la géopolitique mondiale, la France veut préserver son pré-carré et est habitée par la peur que le scénario sénégalais ne s’étende aux autres pays africains. Les coups d’état en Guinée Bissau, au Bénin en sont des illustrations.  L’impérialisme américain tente de résorber sa crise et est redevenu ouvertement agressif (Vénézuela) et plus expansionniste (les terres riches de l’Ukraine). Aujourd’hui comme hier, l’impérialisme inscrit prioritairement l’Afrique dans l’agenda de la reconquête pour ses richesses. Les forces souverainistes, progressistes sont aussi la visée d’un complot de démantèlement et d’anéantissement.

Nous, organisations signataires et personnalité, dans une perspective anti-impérialiste, nous nous engageons fermement dans la défense de la phase actuelle de lutte démocratique, patriotique et panafricaniste du PASTEF, convaincues que son issue victorieuse peut jeter les bases de l’ouverture d’une autre séquence pour la RÉVOLUTION SOCIALE et la DÉMOCRATIE POPULAIRE.

Conscientes de la gravité du moment et de l’importance des élections territoriales de 2027, dans la lutte pour l’hégémonie du camp patriotique, nous appelons à une puissante mobilisation pour barrer la route aux forces de régression sociale.

Signataires :

  1. Espace Leeralante / Pensées Politiques Partagées (EL-3P)
  2. Comité pour la Plateforme de Réflexions (CPR) Dooleel PIT
  3. Mamadou Wane dit Mao Wane

Contacts – Cheikh Kassé : 772179474 ; Abdou Karim Ndiaye : 776598921

DAKAR, LE 30 DÉCEMBRE 2025

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