COMMUNIQUE DU BUREAU POLITIQUE DE JËF JËL

JËF JËLAlliance Jëf Jël

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Le Bureau politique de l’Alliance Jëf Jël s’est réuni le samedi 17 août, sous la présidence de Papa Ameth KEITA président du Parti, à l’effet de statuer sur la vie du Parti et sur la situation nationale et internationale.

Le Bureau Politique encourage la délocalisation de ses instances dans le but d’assurer la redynamisation des structures parti. En outre, il a exhorté le président à poursuivre les contacts avec les forces politiques et citoyennes sur la base de l’éthique et des valeurs fondamentales en vue de créer un espace d’échanges sur les préoccupations fondamentales des Sénégalais et de renforcer notre système démocratique.

L’Alliance Jëf Jël considère les réformes institutionnelles comme une nécessité impérieuse pour le parachèvement du processus de refondation de notre République. Ce processus ne devrait être désorienté par une quelconque visée clanique. Dès lors, la mise en cohérence de ces réformes dans un cadre plus globalisant et plus inclusif semble plus pertinente.                     

La gouvernance vertueuse ne suppose-t-elle pas un certain réalisme ?

Ainsi au regard de l’ampleur des réformes et subséquemment de ses implications sur le système électoral, les pouvoirs publics devraient admettre ici et maintenant l’impossibilité de la tenue des élections locales à date échue. En effet l’Acte III de la décentralisation induisant une refonte des collectivités territoriales, il est souhaitable d’anticiper sur ces implications.

Sous ce rapport, il est certain que « la Reformulation d’une cohérence territoriale rénovée » aura pour conséquences la fixation de la nouvelle carte électorale, la réédition de la quasi-totalité des cartes d’électeur ainsi que la redéfinition du mode d’accession au pouvoir local. Nul besoin de préciser qu’il faudra préconiser une révision en profondeur du cadre légal en vue d’intégrer toutes les implications dans le code des collectivités locales et le code électoral.

Par ailleurs, certaines populations continuent de subir les effets néfastes des inondations malgré les initiatives du Gouvernement pour lutter contre de ce désastre. Tout de même, le Bureau politique constate que les lenteurs notées dans l’exécution des mesures prévues ont largement contribué à la situation catastrophique qui engendre la colère légitime des populations eu égard à l’ampleur de leur souffrance.

Pour vaincre ce phénomène des inondations à Dakar et à l’intérieur du pays, il serait utile d’impliquer les populations qui les subissent tous les jours. En effet celles-ci constituent un acteur incontournable dans toutes stratégies et actions envisagées pour lutter contre les inondations. Les initiatives prises sans l’implication des populations ne sont jamais payantes. Leur organisation et leur implication dans la recherche de solutions durables demeurent un aspect fondamental souvent négligé dans les processus élaborés. En outre, le gouvernement gagnerait à éviter une « politisation » de cette lancinante question.

Il convient également de rappeler que les fortes pluies enregistrées au Sénégal vont probablement contribuer à améliorer la production agricole. Le Jëf Jël attire l’attention du Gouvernement sur la prochaine campagne de commercialisation en lui demandant de prendre, dès à présent, les dispositions nécessaires y relatives.

 

Le Bureau politique se félicite des conclusions et orientations issues des concertations sur l’avenir de l’enseignement supérieur. Toutefois, celles-ci tout en visant la performance et la stabilité dans le sous-secteur devront s’accommoder avec les principes fondamentaux de l’éducation et de formation publique en garantissant l’égal accès des citoyens dans les universités et instituts. Dans cette perspective, il encourage la tenue des Assises de l’éducation pour un système éducatif plus efficient et conforme aux exigences du développement.

Le Bureau politique constate pour le déplorer que nos compatriotes résidant à l’extérieur sont victimes, depuis quelques temps, d’agressions et d’assassinats récurrents dans leur pays d’accueil. Ces actes cruels et dégradants pour l’humanité entière constituent une grave violation des droits reconnus par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté par  l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa Résolution 2200 A (XXI) du 16 décembre 1966 et entrée en vigueur le 23 mars 1976. Il y a lieu de rappeler l’article 2, al. 1 qui énonce que : « Les Etats parties au présent Pacte s’engagent à respecter et à garantir à tous les individus se trouvant sur leur territoire et relevant de leur compétence les droits reconnus dans le présent Pacte, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. »

En tout état de cause, l’Etat du Sénégal a la responsabilité de veiller sur l’intégrité physique et sur le respect de la dignité de tous ses citoyens partout où ils se trouvent dans le monde. Au demeurant, il convient de donner un signal fort à l’endroit de toute la communauté internationale pour que cesse ce genre d’actes ignobles sur les ressortissants sénégalais.  

Le Bureau politiques dénonce les massacres continus opérés par l’armée égyptienne sur les populations civiles qui usent de leurs droits légitimes de manifester contre la destitution du Président démocratiquement élu. Des tels actes ne sauraient encourager un retour à la paix et à la stabilité et sont contraires aux principes démocratiques qui fondent l’Etat de droit auxquels ce peuple demeure tant attaché au prix de rudes sacrifices. La communauté internationale devra, au-delà des déclarations de rappel des principes universels, agir pour le respect de ceux-ci dans l’intérêt exclusif du peuple égyptien.

A ce propos, l’Etat du Sénégal se doit de prendre d’autres initiatives plus hardies, en appelant l’Union Africaine à intervenir en Egypte afin de trouver des solutions démocratiques nécessaires en s’appuyant sur la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.    

Le Bureau politique salue la conduite du processus électoral au Mali ayant abouti au déroulement d’élections démocratiques, transparentes et apaisées. Par conséquent, il espère que ce processus contribuera à accélérer le retour à la stabilité politique et sociale dans ce pays frère, gage de la sécurité dans la sous-région.

Fait, le  18 août 2013    

                                                                                             Le Bureau Politique

Contact :

Le Premier Vice-président

chargé de la Vie politique

Ndiaga SYLLA, Tél : 77 652 22 32

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