LA COSAS ORGANISE UN PANEL SUR L’ÉVALUATION D’IMPACT

La Coalition Nationale pour la Santé et l’Action Sociale (COSAS), organise un panel sur la place de l’évaluation d’impact dans le système sanitaire sénégalais.
Cette rencontre est prévue le samedi 28 octobre 2017 à partir de 9h 30 au Centre ouest-africain de recherches (CROA/WARC), sis à Fann-Résidence et a pour objectif de contribuer à la réflexion sur le développement du système d’évaluation d’impact des programmes et projets de santé (cf. termes de référence en annexe).
TERMES DE RÉFÉRENCE

La Coalition Nationale pour la Santé et l’Action Sociale est une association (COSAS) à but non lucratif. Elle a pour objet de promouvoir une équité dans la santé basée sur une vision holistique et une approche sociale.
Elle s’est fixée comme objectifs spécifiques entre autres de :
• Contribuer au développement et à l’évaluation de la politique de santé, des initiatives, des programmes et des projets qui en découlent
• Promouvoir l’équité de tous les citoyens face au système de santé,
• Jouer un rôle de veille et d’alerte sur la gouvernance sanitaire,
• Engager et mener des réflexions, des études et des échanges sur les questions de santé.
Pour le court terme, la coalition a élaboré un plan d’action 2017 – 2018 comprenant plusieurs actions dont l’organisation des après-midis de la COSAS et des ateliers de réflexion trimestriels sur divers thèmes, dont les résultats feront l’objet de publications.
Depuis plusieurs années des sommes importantes sont investies dans nos différents programmes et projets en matière de santé. Cependant, il existe très peu de preuves scientifiques pour attribuer les résultats aux différentes interventions. Seul un nombre infime de nos programmes ont intégré l’évaluation d’impact qui est un outil pour la gestion axée sur les résultats. Elle constitue un outil de recherche et de développement puissant pour identifier les options des programmes les plus efficaces à pérenniser.
Dans le but de contribuer à la réflexion sur le développement du système d’évaluation d’impact des programmes et projets de santé, la COSAS a prévu l’organisation d’un panel.
L’évènement se déroulera selon les étapes suivantes :
1- Présentation introductive sur l’évaluation d’impact par le Chargé de Commission « Politique et Gouvernance Socio sanitaire »
2- Contribution de spécialistes des Universités Cheikh Anta Diop et Amadou Hampaté Ba de Dakar sur les enjeux et défis de l’évaluation d’impact dans notre pays.
3- Partage d’expérience des programmes sur l’évaluation d’impact
4- Discussion et contribution des participants.

MÉDECINE TRADITIONNELLE : QUELLES PERSPECTIVES AU SÉNÉGAL ?

La médecine traditionnelle constitue pour l’écrasante majorité de nos populations l’offre de premier recours en matière de soins. Or, elle fait encore l’objet de stigmatisation de la part des élites dirigeantes, depuis son interdiction par la loi n° 66-069 du 4 juillet 1966 relative à l’exercice de la médecine et à l’Ordre des médecins.

LENTEURS DE MISE EN PLACE D’UN CADRE RÉGLEMENTAIRE POUR LA MÉDECINE TRADITIONNELLE

Depuis près d’un quart de siècle, c’est à dire, depuis le Conseil interministériel du 13 octobre 1993, qui a consacré la mise en place d’un comité chargé de poser les bases d’une réglementation en la matière, la genèse d’un texte de loi aura été plus que laborieuse, entre départs à la retraite de fonctionnaires ministériels, retouches sur l’organigramme, instabilité institutionnelle, voire alternances politiques. Ce n’est que le 31 mai 2017, que le projet de loi relatif à l’exercice de la médecine traditionnelle au Sénégal sera finalement adopté en Conseil des Ministres, avant-dernière étape avant le vote à l’Assemblée Nationale, sur le point d’être renouvelée.

Ces retards dans la promotion et la valorisation de la médecine traditionnelle ont fait de notre pays le dernier de la classe dans la sous-région pour ce qui est de la mise en place d’un cadre légal d’’exercice de la médecine traditionnelle.

Comble de malchance, le déficit de concertation invoqué par les praticiens de la médecine conventionnelle a généré des incompréhensions. Il est vrai que la majorité d’entre eux sont encore adeptes d’approches individualisées et curatives dans des contextes urbains et de médecine libérale. C’est ce qui a conduit les Ordres professionnels du Secteur de la Santé à exiger le retrait pur et simple de ce projet de loi, car il constituerait un danger pour la santé des populations.

QUE REPROCHE-T-ON À LA MÉDECINE TRADITIONNELLE ?

Les principaux griefs faits à la médecine traditionnelle par les praticiens de la médecine conventionnelle sont l’approche méthodologique privilégiant les symptômes au détriment de la cause et les traitements empiriques sans identification claire du principe actif, ni définition précise de la posologie.

Il en résulte fréquemment des effets secondaires, dont les mécanismes restent obscurs et dont on ne sait s’ils sont liés au principe actif, aux excipients ou à la dose. Dans ce cadre, l’exemple le plus souvent évoqué est la prise en charge de l’ictère, qui donne parfois lieu à des hépatites fulminantes, sans qu’il soit toujours possible de déterminer s’il s’agit d’une conséquence de l’absorption de médicaments traditionnels toxiques. Il s’avère, en effet, très difficile d’établir une imputabilité indiscutable entre le produit absorbé et l’événement indésirable observé, d’autant que le laboratoire du Centre Anti-Poison n’arrive pas toujours à faire la part des choses entre les fréquentes hépatites infectieuses (B & C), le paludisme grave et l’hépatotoxicité de médicaments d’usage courant (paracétamol).

L’autre difficulté tient au cloisonnement entre les deux médecines moderne et traditionnelle. Il y a d’abord que la grande majorité des patients dénient aux prestataires de la médecine conventionnelle le droit de prescrire des plantes médicinales. Ensuite, la collaboration entre techniciens de santé et tradithérapeutes à travers les districts sanitaires, reste encore en deçà des  attentes du Ministère en charge de la santé, précisément parce que la médecine traditionnelle reste encore « trop informelle ».

Une autre contrainte observée est l’inondation du marché des plantes médicinales par des produits asiatiques (arabes, indiens et surtout chinois), dont le maniement pose problème aussi bien aux prestataires qu’aux usagers.

On ne peut occulter la tendance à la folklorisation de la médecine traditionnelle telle qu’on peut l’observer durant les éditions annuelles de la FIDAK, au cours desquelles, l’accent est davantage mis sur les produits à forte connotation sexuelle (éjaculation précoce, impuissance…).

Enfin, on ne peut que déplorer le caractère mercantiliste conféré à la pratique de la médecine traditionnelle par certains charlatans, qui considèrent leurs prestations comme un bien marchand, dont ils font le marketing par le biais de publicités –le plus souvent mensongères -, dans la presse audiovisuelle et écrite, rabaissant ainsi la noble pratique médicale au rang de simple activité commerciale ou d’escroquerie pure et simple.

DES INITIATIVES CONCRÈTES EN FAVEUR DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE

Malgré tous ces points noirs, les réticences des autorités officielles de la médecine et les blocages des lobbies pharmaceutiques internationaux, on a tout de même pu assister au développement, depuis plusieurs décennies, d’une dynamique crédible tendant à rationaliser la pratique de la MT.

Il s’agit, d’abord, de l’hôpital traditionnel de Keur Massar, fondé par le Dr Yvette Parès, Docteur ès Biologie, Docteur en Médecine, Chercheur au CNRS, et enseignante à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar de 1960 à 1992, qui a su gagner la confiance de praticiens africains de la MT. Il y a également le Centre expérimental des médecines traditionnelles (CEMETRA) de Fatick communément appelé centre Malango, qui abrite la traditionnelle cérémonie divinatoire du Xoy animée par les Saltigués. Ce centre, de réputation internationale, compte établir, à travers PROMETRA International, une coopération fructueuse avec la Fondation Andrew Young et l’école de médecine de Morehouse. On peut aussi citer l’abbaye de Keur Moussa et le centre Madesahel de Mbour avec leur jardin de plantes médicinales.

Ces efforts réels de plus en plus reconnus par la communauté scientifique mondiale, se trouvent renforcés par l’enseignement d’un curriculum sur la MT élaboré par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et destinés aux étudiants des facultés et des écoles de santé. Au Sénégal, ce curriculum sur la MT est délivré dès la troisième année en pharmacie.

LA LOI PEUT PERMETTRE D’ASSAINIR LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE TRADITIONNELLE

L’examen, par la nouvelle Assemblée, qui vient d’être élue, du projet de loi sur la médecine traditionnelle jettera les bases pour un assainissement de ce secteur. Il importe, pour cela, d’identifier les professions incluses dans le champ de la médecine traditionnelle, de définir les droits et devoirs des tradithérapeutes et de réprimer, sans faiblesse coupable, tous les charlatans et autres imposteurs.

La loi ne pourra cependant s’exercer pleinement que si les professionnels de la Santé et de l’Action sociale s’approprient des normes et principes en cours dans la médecine traditionnelle et qui trouvent leur origine dans nos réalités socio-anthropologiques et culturelles. À cet égard, il ne s’agira pas de mépriser la part de mysticisme présente dans la démarche des guérisseurs traditionnels et que certains d’entre eux refusent de considérer comme de l’obscurantisme, mais qu’ils mettent plutôt sur le compte de la physique quantique et des interactions entre le matériel et l’immatériel.

Il s’agit, en réalité de changer de paradigme, de prendre du recul par rapport aux grandes firmes pharmaceutiques internationales, caractérisées par leur cupidité sans bornes, avec leurs scandales récurrents (Mediator, Distilbène, Vioxx, Diane 35…), responsables de survenue d’innombrables décès, de cancers, d’affections cardiovasculaires, d’attaques cérébrales…

C’est pourquoi, il est de la plus haute importance, que la Cellule de la Médecine Traditionnelle du Ministère en charge de la Santé, en collaboration avec la Fédération Sénégalaise des Praticiens de la Médecine Traditionnelle (FSPMT) s’évertue à établir le consensus entre toutes les parties prenantes, y compris l’Inter-Ordre des professionnels de la Santé.

NIOXOR TINE

LA COSAS ORGANISE UN PANEL SUR LA MÉDECINE TRADITIONNELLE

La Coalition Nationale pour la Santé et l’Action Sociale (COSAS), organise un panel de dialogue, d’information et de partage sur le rôle et la place de la médecine traditionnelle parmi les enjeux sanitaires.

Cette rencontre prévue ce mercredi 13 septembre 2017 à partir de 15 heures au Centre ouest-africain de recherches (CROA/WARC), sis à Fann-Résidence, a pour objectif de discuter de la problématique de la médecine traditionnelle au Sénégal en identifiant les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités de la médecine traditionnelle et de proposer des solutions pratiques et applicables.

Des professionnels de la Santé et de l’Action sociale, des praticiens de la médecine traditionnelle, des acteurs de la société civile, des agents du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, des universitaires, des responsables d’ONG, d’associations de consommateurs, des professionnels de la communication et les membres de la COSAS réfléchiront ensemble sur ce que la médecine traditionnelle peut apporter dans la mise en œuvre des stratégies et politiques de santé.

Selon l’OMS, la médecine traditionnelle représente la première source de soins de santé pour environ 80% de la population dans les pays en voie de développement.

Le Sénégal, signataire de toutes les résolutions sur la médecine traditionnelle, est confronté à de nombreux défis notamment la mise en place d’un cadre juridique pour l’exercice et la pratique de la médecine traditionnelle, la faiblesse de la collaboration entre praticiens de la médecine conventionnelle et ceux de la médecine traditionnelle, la publicité tapageuse et trompeuse, la prolifération du charlatanisme, l’absence de documentation des bonnes pratiques, l’insuffisance des données sur l’innocuité, l’efficacité et la qualité des produits issus de la médecine traditionnelle.

Tout ceci pour dire que la médecine traditionnelle est aujourd’hui sujet d’actualité dans notre pays. En effet, le processus de réglementation de la médecine traditionnelle enclenché depuis deux décennies, est dans sa phase de finalisation. Toutefois, le Projet de Loi qui vient d’être adopté par le Conseil de Ministre, fait l’objet de questionnements et de controverses, certains professionnels de la santé allant même jusqu’à exiger son retrait pur et simple du circuit administratif.

Ce panel va marquer le démarrage officiel des activités publiques de la COSAS qui est une association à but non lucratif, qui ambitionne de renforcer l’approche multisectorielle en impliquant tous les acteurs intervenant sur les problématiques sanitaires. Elle cherche, à travers cette collaboration, à influer positivement sur les déterminants sociaux de la Santé.

 

Fait à Dakar, le 06 septembre 2017

MANIFESTE DE LA COALITION NATIONALE POUR LA SANTE ET L’ACTION SOCIALE (COSAS)

La Coalition Nationale pour la Santé et l’Action Sociale (Coalition pour la Santé) se veut un cadre citoyen d’évaluation de l’ensemble des politiques publiques ayant une incidence sur l’état sanitaire des populations.
Elle se veut une force de propositions et de contrepropositions, apolitique, autonome, laïque, ouverte et inclusive.

PROMOUVOIR UNE VISION HOLISTIQUE DE LA SANTE

La Coalition pour la Santé adoptera une vision holistique avec une approche sociale de la santé, prenant en compte les déterminants sociaux de la santé. Elle incitera les autorités gouvernementales à privilégier l’approche préventive et promotionnelle en santé, en s’inspirant des principes d’Alma-Ata et à favoriser l’accessibilité aux services sociaux de base.

La Coalition pour la Santé va promouvoir la multisectorialité, en soutenant toutes les interventions portant sur les déterminants sociaux que sont l’alimentation, le niveau de revenu des usagers et leur statut social, les réseaux de soutien social, l’environnement, l’éducation et l’alphabétisation, l’emploi et les conditions de travail, le développement de la petite enfance, l’addiction, le transport, le stress, l’exclusion sociale.

ŒUVRER A UN LARGE RASSEMBLEMENT DES ACTEURS AUTOUR DE LA SANTE

La Coalition pour la Santé ambitionne de travailler de concert avec la société civile en général, et plus spécifiquement, les associations de consommateurs, les syndicats, les travailleurs sociaux, les diplômés de sciences sociales et toutes les personnes-ressources pour favoriser l’émergence d’espaces de dialogue et de concertation sur le système sanitaire national.

MATERIALISER LE DROIT A LA SANTE POUR CHAQUE CITOYEN

La Coalition pour la Santé s’attachera, autant que faire se peut, à matérialiser l’article 8 de la Constitution sénégalaise, qui garantit à tout citoyen le droit à la Santé. Pour ce faire, elle misera, en premier lieu, sur le secteur public avec un rôle d’appoint dévolu à la médecine privée.
La Coalition pour la Santé aidera à corriger les insuffisances notoires, non seulement en rapport avec les autorisations d’exercer dans le privé, mais aussi par l’intrusion de comportements mercantilistes au sein des structures publiques.
Elle cherchera à permettre à l’Etat sénégalais et aux différents acteurs à avoir des outils pour mieux répondre aux besoins de santé des populations.

JOUER LE RÔLE DE SENTINELLE DU SYSTEME SANITAIRE

La Coalition pour la Santé jouera le rôle d’observatoire du système sociosanitaire.
Elle s’impliquera dans l’évaluation des performances du système sanitaire avec ses propres mécanismes de suivi-évaluation.
Elle aura une fonction d’alerte et de veille sur la gouvernance sanitaire. Elle s’investira pour la promotion de normes de transparence, d’équité et de liberté au sein des structures sanitaires.

SE FONDER SUR UNE METHODOLOGIE RIGOUREUSE

La Coalition pour la Santé, regroupant des acteurs provenant d’horizons divers, cherche à trouver des consensus, sur la base de synthèses tirées de la diversité des opinions des acteurs. Elle se propose de participer à une évaluation continue de notre système sanitaire en se fondant sur des données factuelles et scientifiques.

SENSIBILISER, COMMUNIQUER, EDUQUER

La Coalition pour la Santé soutiendra les activités de sensibilisation pour la Santé (communication pour le changement de comportement, communication pour le développement ou C4D) sur des questions comme la mortalité maternelle, la malnutrition, les mutilations génitales féminines, la dépigmentation artificielle, les bouillons alimentaires…).
Elle impulsera la participation communautaire et plaidera pour l’accroissement des capacités d’intervention des élus sur les questions sociosanitaires, à tous les niveaux.

REVALORISER LE DEVELOPPEMENT SOCIAL

La Coalition pour la Santé travaillera pour la revalorisation du développement social, confronté à de sérieuses difficultés, depuis plusieurs décennies.
Elle appuiera tous les efforts pour relever le niveau de protection sociale des populations sénégalaises, en vue d’améliorer la disponibilité et à l’accessibilité des soins pour toutes les couches sociales à tous les niveaux.
La Coalition pour la Santé va œuvrer pour une amélioration de la couverture sanitaire universelle avec un soutien au mouvement mutualiste, un meilleur ciblage des bénéficiaires et le respect des modalités de remboursement des initiatives de gratuité.

PROMOUVOIR LA QUALITE DES SOINS

La Coalition pour la Santé veillera à la qualité des soins, ce qui suppose la responsabilisation du patient, dont le bien-être devra être au cœur du processus de prise en charge sociosanitaire. Elle réfléchira sur des politiques incitatives, pour permettre aux zones les plus reculées d’avoir accès à des soins de qualité.
La Coalition pour la Santé va aider à la mise en place d’un processus de mise aux normes des structures sanitaires sur le plan des plateaux techniques et à l’élaboration d’une carte sanitaire cohérente répondant aux impératifs de la prévention mais aussi de la médecine curative, sans oublier le pré-hospitalier et les soins à domicile.
La Coalition pour la Santé s’investira pour mieux prendre en compte les questions éthiques, améliorer l’accueil et l’humanisation de nos structures sanitaires
Elle exigera qu’une priorité absolue soit accordée aux soins d’urgence.
La Coalition travaillera pour le développement des services de dépistage. Elle militera également pour la garantie de la continuité de la prise en charge des patients souffrant d’affections chroniques, à soins coûteux.
Elle développera une collaboration renforcée avec les associations de patients (ASSAD, PVVIH, drépanocytaires, patients souffrant de cancers…)
Elle œuvrera pour le renforcement de la place des génériques dans la politique du médicament. L’amélioration de la qualité des soins aura comme corollaire la révision des curricula de base et le développement d’une culture de la formation continue et de l’évaluation de nos pratiques professionnelles.

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COALITION POUR LA SANTÉ ET L’ACTION SOCIALE

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Depuis le mois de mai 2016, un groupe de professionnels de la Santé et de l’Action sociale, de diplômés de sciences sociales, d’acteurs communautaires, de membres de la société civile issus d’associations de consommateurs et de syndicats…etc a entrepris des démarches, des concertations et des débats sur les textes fondateurs en vue de la mise en place d’une Coalition pour la Santé et l’Action Sociale (COSAS) regroupant une pluralité d’acteurs.

A cette occasion, un atelier de consensus a été organisé le 24 septembre 2016. Une telle rencontre avait permis d’organiser une cérémonie de lancement et d’appeler toutes les forces intéressées à prendre part à ce processus qui est ouvert et inclusif, devant déboucher sur la mise sur pied des instances de la Coalition Nationale pour la Santé et l’Action sociale (COSAS).

A l’issue de ces différentes concertations, la Coalition a décidé de tenir son Assemblée Générale constitutive le samedi 28 Janvier 2017, à partir 9h30 à la salle de conférences de la librairie Harmattan sise sur la VDN, près du SAMU national.

Adepte d’une vision holistique de la Santé, la COSAS ambitionne de renforcer l’approche multisectorielle en impliquant tous les acteurs intervenant sur les problématiques sanitaires. Elle cherche, à travers cette collaboration, à influer positivement sur les déterminants sociaux de la Santé.

Par ailleurs, elle entend militer pour renforcer l’équité en santé en prenant en charge les intérêts des couches vulnérables de la société.

La COSAS veut également jouer un rôle d’alerte et de veille sur la gouvernance sanitaire. Elle compte s’investir pour la promotion de normes de transparence, d’équité et de liberté au sein des structures sanitaires.

Enfin, la COSAS va s’investir aussi bien pour le renforcement du secteur public de la Santé que pour la priorisation des activités préventives et promotionnelles sur celles curatives et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et de promouvoir l’éthique et les bonnes pratiques.

Pour une adhésion massive à la Coalition la population est invitée à prendre part à l’Assemblée Générale.