
Le Gladiateur a perdu la bataille politique. Il lui reste à négocier les conditions de sa
reddition. Chevaleresques, ses adversaires n’ont certainement d’autres alternatives
que de discuter avec lui. Discuter avec lui comme naguère Mandela discutât avec
Frederick Declercq, malgré les milliers de morts, les tortures, les privations et les
humiliations de ses partisans et de son peuple en général. Discuter avec lui à côté
des morts encore fumants, des éclopés à vie, des goorgorlus que ses aventures et ses
envies boulimiques de pouvoirs ont mis sur la paille, … pour longtemps. Discuter
avec lui dans l’intérêt supérieur d’un peuple qu’il jure sans soucis de plonger dans
une « période d’incertitude » dont il a le secret mais aussi l’envie malsaine de mettre
en œuvre même s’il est incapable d’en mesurer les limites. Discuter avec lui parce
qu’il est vaincu mais pas encore neutralisé. Discuter avec lui parce qu’il détient une
charge mortelle capable de nuisance.
Discuter avec lui parce qu’il reste une espèce venimeuse d’une cruauté sans égal
dans notre cher Ndoumbélaan, capable de faire mal à tout moment, de sauter sur la
gorge de ses sauveurs ou de mettre le feu en s’alliant avec ses « forces occultes »
plutôt macronistes que salafistes.
Discuter avec lui sans dialoguer (la nuance est de taille), parce qu’il n’a plus rien à
offrir. Même si un dialogue national du Gladiateur ne dépasse jamais quelques
heures, (le temps de prendre des photos des coupables pris au piège, de distribuer
des enveloppes à géométrie variable), il lui permet toujours de légitimer ses
désidératas prétendument issus des conclusions. Non seulement le peuple a
toujours réfuté ses décisions démagogiques, mais également condamné ceux qui les
ont rendus possibles. Le seul dialogue acceptable ne peut donc que se résumer en
une discussion sur les conditions de reddition d’un collabo malfaisant mais qui reste
malgré tout un des nôtres. La tâche est rendue ardue par la situation politique et
morale du Gladiateur, moulé dans la fourberie et toujours capable de coups bas. Et
pourtant il faudra bien des volontaires crédibles et au-dessus de tout soupçon, pour
le tirer de cette mare de sang et de m…. qu’il aura engendrée, et devoir se laver à
grande eau. Mais l’Indomptable en prendra-t-il les risques, pour et au nom de la
patrie ?
La principale préoccupation du Gladiateur reste aujourd’hui sa survie et la sécurité
de sa famille biologique au propre et au figuré, (survie physique bien sûr car il n’est
plus qu’en cadavre politique en putréfaction que personne ne voudrait approcher), et
c’est tout. Pour le reste et les restes, il s’en fout. Il s’en fout parce qu’ils ont accepté
de servir ses desseins et ses lubies au prix de privilèges bassement égoïstes.
Les chroniques de Bandia, février 2024.
